Archivi del mese: gennaio 2017

da Le Monde

Députés du Parti socialiste, nous revendiquons notre droit de retrait »

« Comment porter un projet présidentiel conçu comme l’antithèse d’une action de mandature que nous avons soutenue et dont nous revendiquons les avancées ? »

Par Christophe Caresche et Gilles Savary, députés PS

Benoît Hamon a gagné la primaire de gauche. Son élection est nette, elle est légitime, elle est incontestable. Quel contraste, pourtant, avec 2011 ! Notre famille sortait alors renforcée d’une primaire qui avait fortement mobilisé, unifié la gauche et engendré une dynamique forte autour de notre candidat, créant ainsi les conditions de la victoire à l’élection présidentielle, un an plus tard. Aujourd’hui, le constat est tout autre : des divisions plus profondes que jamais et une césure réelle entre deux sensibilités idéologiquement distantes.

Notre groupe, celui des réformateurs de l’Assemblée nationale et du Sénat, rassemble depuis 2013 des parlementaires socialistes qui ont soutenu loyalement le processus de réforme conduit par le président de la République pour redresser la France, la moderniser,protéger son modèle social et environnemental, tout en développant de nouveaux droits. Il s’inscrit résolument à gauche, dans cetteculture de gouvernement issue du Parti socialiste d’Epinay, créé alors par François Mitterrand.

Un cas de conscience inédit

Nous sommes fiers d’appartenir à la seule majorité gouvernementale d’Europe qui a refusé l’austérité tout en contenant les inégalités, en dépit d’un contexte terrible : la crise grecque, les attentats terroristes ou les conflits au Proche-Orient qui bouleversent l’équilibreinternational. Oui, nous avons porté cette culture de gouvernement à la hauteur des exigences d’une époque chaotique. Car faudrait-ilbalayer d’un revers de manche la hausse du pouvoir d’achat pour les plus fragiles, l’ouverture de nouveaux droits sociaux comme la prime d’activité, le tiers payant médical, la garantie jeunes, le compte personnel d’activité, la modulation des allocations familiales en fonction du revenu, la retraite à 60 ans pour les carrières longues, l’exonération d’impôt sur le revenu pour 12 millions de ménages modestes ?

Lire aussi :   Après la victoire d’Hamon, les défections d’élus socialistes commencent

Socialistes nous sommes, socialistes nous entendons rester. Mais comment le nier : à l’issue de cette primaire qui n’a rien résolu, nous sommes confrontés à un cas de conscience inédit : comment porter un projet présidentiel conçu comme l’antithèse d’une action de mandature que nous avons soutenue et dont nous revendiquons les avancées ?

Comment justifier qu’après avoir défendu une ligne politique visant à consolider la compétitivité de notre économie, à faire entrer de nouveaux droits sociaux dans le réel, à réformer le marché de l’emploi, à maîtriser nos finances publiques et à relancer l’Europe de ladéfense et de la sécurité, nous devrions désormais devenir les porte-parole d’un programme intégrant à la fois un dispositif au coût annuel de 350 milliards d’euros, le reniement, de fait, de nos engagements européens et l’explosion programmée de la pression fiscale et de notre dette ?

En tant que militants, nous ne pouvons nous sentir liés par un « projet de société » fondé sur une logique d’assistance généralisée et de dépréciation de la valeur travail. Nous considérons que ce serait contraire à la culture socialiste qui, historiquement, s’est construite autour de l’amélioration des conditions de travail et du temps du travailleur.

Fausse route

D’ailleurs, poser aujourd’hui la « raréfaction du travail » comme un postulat, c’est faire fausse route : car c’est oublier que si des emplois disparaissent, d’autres vont émerger, grâce aux innovations technologiques ; et c’est passer à côté des termes du vrai défi, celui de la transformation du travail, liée en particulier à la révolution numérique.

Ce non-sens, cette « erreur d’aiguillage », sont à l’image de l’orientation générale d’un projet qui risque, en l’état, de condamner la gauche à une opposition durable, peut-être confortable pour ses représentants, mais stérile pour les femmes et les hommes que nous sommes censés défendre…

Nourris par cinq années de divisions tumultueuses éprouvées au sein du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, nous refusons l’ambiguïté, pire, le reniement. Les Français, nous en sommes certains, veulent tourner la page des divisions récurrentes, las du spectacle d’une famille privée de cohérence, quand l’une de ses composantes théorise l’affaiblissement de son propre camp à des fins politiques.

Benoît Hamon, dans les minutes suivant l’annonce de son investiture, a parlé de « rassemblement ». Que sa traduction aboutisse, quelques phrases plus tard, à tendre la main à Jean-Luc Mélenchon, n’est pas forcément rassurant. Car Benoît, si ton ambition – légitime – est effectivement de créer les conditions d’une unité restaurée, celle-ci devrait d’abord s’adresser à tous ces militants et sympathisants qui ne se retrouvent pas dans ton « offre » actuelle. Le risque est clair si bon nombre d’entre eux estiment, demain, que « leur » socialisme n’est pas incarné par le candidat officiel du Parti socialiste…

Le rassemblement, c’est le respect de tous associé à des actes, ce ne peut être l’obligation, pour chaque socialiste, de se convertir à la « fronde »… Convaincus que le duel Fillon-Le Pen n’est pas inscrit dans les faits, nous restons fidèles à une ligne politique en phase avec les grands enjeux du temps présent.

La gauche, celle qui assume l’exercice du pouvoir, ne gagnera, au printemps 2017, que si elle donne aux Français ce qu’elle leur doit : un espoir, un horizon, des réponses crédibles et des engagements précis. Avec, à la clé, une dynamique puissante, seule à même degarantir à notre pays une majorité solide et unie.

Conscients de la responsabilité écrasante qui pèse aujourd’hui sur les forces progressistes, nous refusons tout à la fois la brutalité d’une droite qui a aiguisé son esprit de revanche au rythme des Manifs pour tous et le naufrage d’une extrême droite qui n’a jamais aimé la France. Mais nous ne pensons pas davantage que l’avenir puisse passer par cette aventure aléatoire à laquelle nous convierait une gauche radicalisée.

C’est pourquoi nous revendiquons haut et fort un droit de retrait de la campagne présidentielle car les conditions de notre soutien à la candidature de Benoît Hamon ne sont pas réunies.

 

Lascia un commento

Archiviato in diario

Francesco Clementi sulla legge elettorale(in inglese)

clementi

Lascia un commento

Archiviato in diario

Le primarie incendiarie- il costituzionalista Derosier sulle primarie Ps

La Constitution décodée
Billet du 31 janvier 2017, par Jean-Philippe Derosier
 

Les primaires ont pour double objectif de détacher la désignation d’un candidat de l’appareil de parti et de créer un rassemblement autour de celui-là, disait-on dans un récent billet.

Cet objectif n’est nullement remis en cause. Mais il reste théorique. Et, par conséquent, idéal. Presque utopique.

N’est-il point permis de penser que la situation que connaissent la Gauche et le Parti Socialiste aujourd’hui est due à la primaire de 2011 ? Ne peut-on pas considérer que la contestation du Président de la République pendant le quinquennat, l’émergence des frondeurs, le manque de solidarité gouvernementale, le soutien timide du Parti Socialiste, la renonciation ultime à être candidat découlent tous de cette désignation pseudo-démocratique ?

On le croit et quelques éléments suffisent à s’en convaincre.

Certes, la primaire de 2011 a contribué à la victoire de François Hollande en 2012. Mais elle a aussi marqué les clivages internes au Parti socialiste. Elle a conféré une légitimité non seulement au candidat victorieux mais aussi à celle qui l’a mis en ballotage et qui était à la tête du parti, tandis que celui qui lui succèdera à ce dernier poste avait fait sa campagne. Elle a permis l’émergence d’autres candidats, aspirant légitimement à des responsabilités gouvernementales. L’un d’entre eux est même devenu Premier ministre, puis candidat à la primaire de 2017.

Si cette primaire de 2011 a créé légitimité et rassemblement au profit du candidat ainsi désigné, elle a surtout été incendiaire, allumant un petit feu qui n’a eu de cesse de prospérer tout au long du quinquennat. Car détacher la désignation d’un candidat de l’appareil du parti, c’est peut-être bien. Mais à la seule condition que l’appareil du parti ne se détache pas lui-même du candidat désigné.

Et il y a tout lieu de craindre que ce qui s’est produit en 2011 se reproduise en 2017, au moins à Gauche, peut-être même à Droite.

Oui, Benoît Hamon, candidat victorieux, bénéficiera de la légitimité conférée par ce scrutin. Mais à quel prix ?

Au prix d’une mobilisation extrêmement faible, d’abord : à peine 1,5 million d’électeurs au premier tour, tout juste 2 millions au second. On parle de démocratisation d’une élection mais on a rarement vu une démocratie qui pouvait fonctionner avec moins de 5% de son électorat. Et la Droite n’a pas à être jalouse : une démocratie ne fonctionne pas mieux avec une mobilisation d’à peine 10%… En guise de légitimité, on a connu mieux.

Au prix d’un scrutin qui a prouvé l’amateurisme du parti organisateur, ensuite. À l’issue du premier tour, de nombreux couacs, au mieux dans la communication, au pire dans le déroulement du scrutin lui-même, avaient pu être relevés. Les résultats de ce premier tour ont d’ailleurs désormais disparu du site officiel. À l’issue du second tour, lundi 30 janvier au matin, les résultats ne sont donnés qu’en pourcentages, sans aucune indication quant au nombre précis de voix obtenues par chacun des candidats. Ces résultats restent figés à partir de 2h00 du matin, comme l’indique la capture d’écran effectuée à 15h05, le lundi 30 janvier, dans l’hypothèse d’une évolution de la page. En guise de légitimité, on a décidément connu mieux et plus transparent.

Au prix d’une primaire précipitée, enfin : sans doute est-ce là la cause des deux points précédents. La campagne était resserrée sur à peine trois semaines, rendant difficile, si ce n’est impossible un véritable débat politique. Certains candidats se sont lancés dans la course alors qu’ils étaient peu ou mal préparés, voire pas du tout. Ce calendrier serré n’était là que pour servir une unique candidature, celle du Président de la République, car il était le seul en mesure de mener une campagne si courte, grâce à la légitimité institutionnelle dont il aurait disposé. En guise de légitimité, on a véritablement connu mieux et plus efficient.

Reste alors le rassemblement qu’une primaire est censée engendrer.

Toutefois, celui-ci ne vaut qu’à l’égard des candidats à cette primaire et des partis qui y ont participé. Il ne vaut nullement à l’égard des électeurs, lesquels demeurent libres de leur choix de vote. Il ne vaut qu’à peine à l’égard des responsables politiques, quand bien même ils seraient membres des formations ayant participé à la primaire. Ils peuvent en effet se d�solidariser du candidat s’il maintient des choix et un projet qui vont à l’encontre de leurs convictions profondes, particulièrement si des sondages viennent signaler un risque d’échec.

On perçoit toute la difficulté qu’auront certains responsables du parti socialiste, qui ont justement et fidèlement souscrit à la solidarité gouvernementale indispensable à la cohésion de la majorité, à soutenir un candidat qui n’a eu de cesse de la contester. Pour peu que l’un de ces responsables n’ait été à l’origine d’une loi que ledit candidat promet d’abroger, la situation deviendra intenable, d’autant plus que les électeurs, eux, ne sont pas dupes. Et le rassemblement, pourtant espéré, risque d’éclater : là encore, on a effectivement connu mieux et plus déterminant.

C’est ici que s’ouvre une voie royale pour Emmanuel Macron. On l’a dit, sans le soutien d’un parti politique effectivement implanté, sa candidature peinera à prospérer car il lui manquera tant le maillage territorial que le soutien financier, tous deux indispensables.

Mais la candidature de Benoît Hamon change substantiellement la donne car une partie des responsables du Parti Socialiste, notamment, pourrait le rejoindre et lui apporter son soutien. Cela lui garantirait d’obtenir les 500 parrainages nécessaires, de renforcer une campagne de terrain, de s’assurer une existence aux élections législatives.

Certes, ceux qui s’engageraient dans cette voie risqueraient des sanctions du parti auxquels ils appartiennent… Mais pour sanctionner, il faut être exemplaire et Benoît Hamon n’est certainement pas le mieux placé pour donner des leçons à ceux qui se désolidarisent de la position (soi-disant) majoritaire.

Ainsi, les primaires ont certes un double objectif théorique : légitimer et rassembler. Mais la question fondamentale que l’on posait n’est pas celle de leur but, mais bien de leur utilité. Or on ne peut que constater, aujourd’hui, que la légitimité, à peine conférée, est déjà contestée du fait d’un rassemblement, quoique promis, déjà réduit. Elles sont donc parfaitement inutiles, surtout lorsqu’un candidat s’impose naturellement car il est le Président en exercice n’ayant point exclu d’être candidat.

Les primaires, déjà précaires, sont devenues incendiaires et il serait bon de rapidement les oublier pour se concentrer enfin sur les choses sérieuses : l’élection présidentielle.

Lascia un commento

Archiviato in diario

Claudio Martelli spiega Emmanuel Macron sul Quotidiano Nazionale

martelli-macron

Lascia un commento

Archiviato in diario

Gerard Grunberg su La Croix: perché finito il ps di Epinay

Primaire PS : « C’est la fin du parti d’Epinay »

Recueilli par Béatrice Bouniol, le 29/01/2017 à 22h39

4 0

Après la nette victoire de Benoît Hamon face à Manuel Valls, dimanche 29 janvier, Gérard Grunberg, directeur de recherche émérite au Centre d’études européennes de Sciences-Po et spécialiste de la gauche, analyse les principaux enseignements du scrutin.

ZOOM

Benoît Hamon a remporté, dimanche 29 janvier, la primaire organisée par le PS avec près de 60 % des voix. / GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

La Croix : La victoire de Benoît Hamon est-elle celle d’une ligne minoritaire ?

Gérard Grunberg : C’est en tout cas la victoire de ceux qui étaient minoritaires avant cette primaire, car Benoît Hamon représente les frondeurs. La bataille a été menée sur un plan idéologique ancien, entre l’offre et la demande, avec des enjeux nouveaux comme le réchauffement climatique et une utopie, le revenu universel, qui a attiré les jeunes du côté de Benoît Hamon. Le résultat est inédit : c’est la première fois que le candidat de l’aile gauche représentera le parti à l’élection présidentielle.

À LIRE : Benoît Hamon, héraut de la « vraie gauche »

Mais de mon point de vue, Manuel Valls n’a pas fait un trop mauvais score, au vu du manque de reports de voix prévu au second tour. Il pouvait mourir lors de cette primaire et il n’est pas mort. Les suffrages en sa faveur signifient qu’il existe encore un centre droit et que le parti est réellement coupé en deux. Cela peut peut-être limiter un peu les ralliements à Emmanuel Macron.

Ce résultat ne risque-t-il pas tout de même d’entraîner le départ de nombreux élus vers le candidat d’En Marche ?

  1. G. : Sans doute, d’autant que l’on sait pour l’instant que Benoît Hamon est crédité un peu plus de 10 % seulement d’intentions de vote pour l’élection présidentielle. Sachant que le score du parti socialiste risque d’être aussi faible, nombre d’élus peuvent avoir envie de tenter une investiture En Marche pour les législatives. Le pronostic actuel qui donne une chance de victoire à Emmanuel Macron va forcément créer un phénomène d’aspiration. Reste à savoir si celui-ci ne sera qu’individuel ou s’il y aura à un moment une négociation entre le parti socialiste et Emmanuel Macron.

Jusqu’à la présidentielle, c’est bien entendu inenvisageable. Mais si Benoît Hamon réalise une vraie contre-performance – en dessous de 10 % – et se place en quatrième ou cinquième position, le parti socialiste sera bien obligé de négocier. Ce ne sera pas le candidat défait qui mènera alors les discussions mais plutôt Jean-Christophe Cambadélis ou pourquoi pas Manuel Valls. Avec le mode de scrutin aux législatives, Emmanuel Macron peut y avoir un intérêt lui aussi, d’autant plus s’il est éliminé au second tour. Si toutefois il était élu, il pourrait en revanche reproduire la stratégie du général De Gaulle en 1958 et présenter ses propres candidats.

Pendant ce quinquennat, le rassemblement autour de la gauche de gouvernement a échoué. Est-il envisageable qu’il se crée autour de celle de Benoît Hamon ?

Il ne me semble pas. Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ne représentent pour le moment qu’environ 20 % des intentions de vote, ce qui condamne le parti à rester dans l’opposition longtemps. D’ailleurs, leurs propositions à tous deux ne forment pas un programme de gouvernement. Dans ce contexte, Manuel Valls a tout intérêt à afficher son soutien au vainqueur, afin de ne pas attiser les envies de départ chez les élus centristes en remettant en avant le caractère irréconciliable des deux gauches.

À LIRE : Benoît Hamon au défi du rassemblement

Il doit montrer qu’il défend le parti socialiste, qu’il « garde la maison » en quelque sorte, et laisser Benoît Hamon faire campagne. Au soir du premier tour de l’élection présidentielle, en cas de défaite claire du candidat, il sera temps pour lui d’imposer à nouveau sa ligne au sein du parti, lors du congrès de rentrée par exemple. Quant à créer son propre parti, il n’a plus l’espace pour le faire depuis l’envol d’Emmanuel Macron.

Cette primaire aura-t-elle provoqué la fin du parti socialiste ?

Elle a en tout cas acté la liquidation du parti issu d’Épinay, où le centre s’allie à l’aile gauche lorsqu’il se trouve dans l’opposition et à l’aile droite quand il est au gouvernement. Après la SFIO, le parti d’Épinay, cette primaire ouvre une troisième phase : le centre est devenu trop faible pour demeurer le leader du rassemblement et c’est l’aile gauche qui s’impose. La victoire de Benoît Hamon sanctionne l’échec du parti socialiste comme parti de gouvernement.

Cela ne signifie donc pas la mort de celui-ci mais son rétrécissement. Le parti socialiste est désormais un petit parti qui ne peut plus prétendre au pouvoir et s’interroge sur les alliances qu’il pourrait imaginer. Jean-Luc Mélenchon refuse cette possibilité. Peut-être peuvent-ils trouver une base d’entente avec les communistes situés entre lui et Hamon, mais cela ne créera qu’une alliance très réduite, insuffisante pour constituer une alternative. Reste Emmanuel Macron…

Recueilli par Béatrice Bouniol

Lascia un commento

Archiviato in diario

Salvatore Curreri sull’Italicum alla Corte

curreri

Lascia un commento

Archiviato in diario

Armillei sulla sentenza della Corte da www.landino.it

armillei

Lascia un commento

Archiviato in diario